30/03/2026
Pendant des années, j’ai associé la joie à ce que je pouvais obtenir.
Je me disais : “je me sentirai bien une fois que…”
Et en réalité, qu’est-ce qu’il se passait ?
Une fois l’objectif atteint, il n’y avait pas vraiment de joie… Un contentement bien sur mais plutôt une quête effrénée à l'étape d'après.
Et je me suis retrouvée dans une une forme d’insatisfaction permanente,
à conditionner ma valeur, mon estime,
non pas à ce que je suis… mais à ce que je fais. Un alignement corps et esprit mais où il manquait le cœur.
Et l’époque dans laquelle on vit n’aide pas.
Notre dopamine est stimulée artificiellement en permanence, nous maintenant dans un etat de manque ou de quête de sensations fortes, d'extraordinaire .. les réseaux, les écrans contribuent à cela et relance aussi la comparaison, le doute et on se retrouve dans la course f***e de toujours faire mieux, plus vite, plus impactant ..
Alors entre quête de résultats et besoin de reconnaissance,
où se situe la vraie joie dans tout ça ?
Celle qui n’a pas besoin d’être validée.
Celle qui n’a pas besoin d’être parfaite.
Celle qui ne demande qu'à sortir et s'exprimer ?
Celle qui est là, simplement.
Voilà ce que j'ai pu remarquer.
Je crois que la première étape,
c’est de reconnaître tout ce que l’on a construit autour de soi pour se protéger.
Les couches.
Les conditionnements.
Les masques.
L’armure qu’on a mise pour avancer, performer, être vu, être reconnu.
Les il faut, les je dois, le faire faire faire ...
Ensuite c'est de revenir dans le corps. De se reconnecter à lui, vraiment ..
Respirer. Sentir. Bouger doucement.
Pas dans la performance encore une fois, mais dans les ressentis. Parce que la joie ne se pense pas, elle se ressent.
Ralentir suffisamment aussi, pour pouvoir l’entendre.
Parce que dans le bruit et la vitesse, elle devient presque imperceptible.
Créer des espaces où l’on n’est pas en train de produire dans une quête d'obtenir quelque chose, mais simplement d’être. Sortir de la to do list et voir qu'est ce qui me ferait kiffer là maintenant ?
Peut-être aussi réapprendre à voir la simplicité.
Ces petits moments déjà là,
que l’on ne remarque plus parce que l’on cherche quelque chose de plus grand.
Et faire attention à la manière dont on stimule notre dopamine, car si elle est stimulée artificiellement constamment, tu auras beaucoup de difficultés à te connecter au moment et plaisir simple de la vie.
Puis prendre des moments d'introspection, de méditer, de se parler, se rassurer et venir consoler, rassurer ces parts blessées en nous.
La joie s'exprime quand on lui laisse de la place et quand on cesse de vouloir tout controler 💛
Quand on s'autorise à être