06/03/2026
Un enfant ne doute jamais de sa valeur.
Alors à quel moment avons-nous appris à ne plus être nous-mêmes ?
On parle souvent de domestication pour les animaux.
Mais on parle beaucoup moins de la domestication de l’être humain.
Pourtant… elle existe.
Nous naissons libres.
Un enfant rit fort, pleure quand il est triste, court, s’émerveille, pose mille questions.
Il ne doute pas de sa valeur.
Il ne se demande pas s’il a le droit d’exister.
Puis, petit à petit, la vie commence à nous domestiquer.
« Sois sage »
« Ne pleure pas »
« Ne dérange pas »
« Fais plaisir »
« Travaille bien »
« Ne déçois pas »
Alors pour être aimé, accepté, reconnu…
nous apprenons à nous adapter.
Nous apprenons à cacher certaines émotions.
À ne pas prendre trop de place.
À devenir la personne que l’on attend.
Et sans nous en rendre compte, nous intégrons des peurs, des croyances et des rôles.
La domestication se fait par l’éducation, la société…
mais aussi parfois par les loyautés familiales et les mémoires transgénérationnelles.
Porter ce que d’autres n’ont pas pu vivre.
Répéter des schémas.
Chercher l’amour là où il n’a pas toujours été donné.
Alors un jour, beaucoup d’adultes ressentent ce malaise intérieur…
comme la sensation d’être passé à côté de soi-même.
Et c’est souvent là que commence le véritable chemin.
Un chemin de conscience.
Un chemin de guérison.
Un chemin de dé-domestication intérieure.
Apprendre à déposer ce qui ne nous appartient pas.
Retrouver sa vérité.
Et revenir à l’essentiel.
Parce que sous toutes ces couches de conditionnements…
il y a toujours cet être libre que nous avons été.
Et peut-être que guérir…
c’est simplement oser redevenir soi. ✨
Marie Etcharry
Passeuse d’Âme