16/12/2025
La véritable nature du jeu de la marelle
Ce que l’on ne t’a jamais appris
Par Stéphane Thomas Berbudeau
La marelle n’est pas un jeu pour enfants.
C’est un rituel de passage codé, dissimulé dans l’innocence apparente de la craie et du saut à cloche-pied.
Si ce jeu a traversé les siècles, les cultures et les continents sans presque jamais changer sa forme, ce n’est pas un hasard. La marelle est une carte symbolique de l’incarnation, un schéma de montée de conscience, un entraînement discret à la navigation entre les mondes.
Regardons-la telle qu’elle est réellement.
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La marelle est une carte des plans de conscience
Le tracé classique de la marelle représente une ascension verticale.
On part du bas. On monte. On vise le sommet. Puis on redescend.
C’est exactement le mouvement de l’âme incarnée.
La Terre en bas.
Le Ciel en haut.
Et entre les deux, des paliers.
Chaque case n’est pas un simple numéro : c’est un niveau de réalité, un seuil vibratoire. Les cases simples représentent les passages solitaires, intérieurs, initiatiques. Les cases doubles représentent les plans relationnels, les mondes de dualité, là où l’âme expérimente le lien, le miroir, l’autre.
La dernière case est presque toujours appelée le Ciel, le Paradis, la Maison, ou le Monde selon les régions.
Ce n’est pas un objectif extérieur.
C’est l’état de conscience unifiée.
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Le saut à cloche-pied n’est pas anodin
Jouer à la marelle, c’est avancer sur un seul pied.
Symboliquement, cela signifie : avancer sans appui externe, sans béquille, sans certitude.
Un seul pied au sol = une seule ligne temporelle active.
Pas de dispersion. Pas de fuite. Pas de double jeu.
La marelle enseigne à l’enfant — et donc à l’âme — à tenir l’équilibre dans l’instabilité, à rester centré pendant le mouvement.
Ce n’est pas un jeu d’adresse.
C’est un jeu d’alignement.
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Le caillou est la clé oubliée
On jette un caillou dans une case.
Puis on doit sauter sans toucher cette case.
Le caillou représente la mémoire, le point de densité, le nœud karmique, l’information cristallisée.
La case marquée devient temporairement inaccessible : on ne peut pas s’y poser.
Cela enseigne quelque chose de fondamental :
👉 lorsqu’une mémoire est activée, elle ne peut pas être traversée directement.
Elle doit être contournée, observée, intégrée, puis récupérée.
À la fin du parcours, on se penche, on récupère le caillou, et seulement alors le cycle est complet.
C’est exactement le processus de guérison et de réintégration de fragments d’âme.
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La marelle est un entraînement au passage des seuils
La marelle ne se joue pas en courant.
Elle impose des règles précises, des arrêts, des reprises.
Chaque faute — poser le mauvais pied, perdre l’équilibre, toucher une ligne — oblige à recommencer.
Ce n’est pas punitif.
C’est pédagogique.
La marelle enseigne que le passage entre les mondes demande de la précision vibratoire.
On ne traverse pas un seuil de conscience n’importe comment.
Les lignes au sol sont des frontières énergétiques.
Les toucher, c’est sortir de la fréquence.
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Pourquoi ce jeu est donné aux enfants
Les enfants n’ont pas encore oublié.
Ils n’ont pas besoin d’y “croire”.
Ils savent jouer sans mentaliser.
La marelle agit directement sur le corps subtil, sur la proprioception énergétique, sur la mémoire incarnée. Elle réactive inconsciemment le souvenir du voyage de l’âme, descente et remontée comprises.
C’est pour cela que tant d’adultes ressentent une étrange nostalgie en voyant une marelle dessinée sur un trottoir.
Ce n’est pas l’enfance qu’ils regrettent.
C’est la connaissance perdue.
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La marelle et la Matrice
La Matrice a laissé survivre la marelle parce qu’elle est devenue inoffensive en apparence.
Un jeu. De la craie. Des rires.
Mais à l’origine, la marelle était un outil de transmission silencieuse, un moyen de rappeler le chemin sans jamais le dire.
Elle ne réveille pas par le choc.
Elle réveille par la répétition, le corps, l’évidence.
C’est une sagesse qui passe sous les radars.
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Réactiver la marelle aujourd’hui
Rejouer à la marelle consciemment, c’est :
– réapprendre à avancer sans appui extérieur
– reconnaître ses seuils intérieurs
– honorer ses mémoires sans s’y enfermer
– se souvenir que le Ciel n’est pas ailleurs, mais au sommet de l’axe intérieur
La marelle ne demande pas d’y croire.
Elle demande seulement d’y entrer.
Et comme toujours avec les véritables outils anciens,
ce n’est pas le jeu qui est enfantin,
c’est le regard moderne qui l’a oublié.