01/17/2022
Extrait de l'annexe de kaashif al-albass (en cours)...
Préambule
L'avènement de la Fayda a soulevé beaucoup de vagues au point que certaines personnes contestèrent la réalité de la Tarbiyya au sein de la Tidjaniyya allant, même jusqu'à critiquer ouvertement Cheikh Ibrahima Niass, son détenteur.
Ce dernier fut également accusé d'avoir inventé et propagé des dispositions non conformes à la ligne de conduite tracée par le vénérable Cheikh Ahmed Tidiane (R.A).
Ce débat fut rappelé par Cheikh Ibrahim Niass dans l'une de ses lettres.
Pour éclairer les esprits, Baye Niass rédigea son majestueux ouvrage, «kaashiful albaas ou La levée des équivoques», dans lequel il s'appuie sur des textes tirés du saint Coran, des hadith et des propos de grands hommes réputés de la voie soufie, tels Cheikh Ahmed Zarruq, imam al-Junayd, Ibn Arabi, Sidi al-Mukhtaar al-Kunti, Cheikh Ahmad Tidiane, entre autres.
Par ailleurs, le Cheikh a démontré que la suprématie ne relève guère de l'âge ni de la lignée familiale; c’est plutôt Allah qui est l'unique détenteur de la faveur qu’Il accorde à qui Il veut.
Ainsi, la communauté ne manquera jamais de suppléants et de substituts aux prophètes pour perpétuer la transmission du message universel pour lequel l'homme a été créé.
L'annexe que nous vous présentons vient en appui à «Kaashiful albaas » pour apporter plus de détails et de précisions relativement aux thèmes déjà traités dans cet ouvrage.
À titre d'exemple: la notion de la Tarbiyya qui est un thème important de kaashif a été reprise et renforcée dans la présente annexe, venant ainsi dissiper à suffisance toute confusion concernant l'interruption de la Tarbiyya. Cette idée est soutenue par des commentateurs malveillants qui se fondent sur les propos de cheikh Ahmed Zarruq afférents à la question.
Dans l’annexe, le Cheikh défend les principes fondamentaux de la voie dont il est l'un des véritables pionniers.
Certains considèrent cette voie comme une innovation (Bid'a), donc source de mécréance, alors que la demande du pardon (al-istighfaar), la prière sur le Prophète et la formule du monothéisme constituent sa base fondamentale.
De même, Cheikh Ibrahima Niass y aborde les mérites du Zikr et son impact dans la purification de l'âme.
En outre, il y élucide des questions complexes telles la prière dénommée Salat al-Fatihi, Jawharat al-kamaal, etc...
Il y décrit les caractères de celui qui est apte à la tâche de l'appel à l'islam et y traite le sujet des discours extatiques des hommes de la voie, la question de la vision de Dieu et du Prophète ... Des sujets qui, parfois, ont suscité beaucoup de polémiques et fait couler beaucoup d'encre y sont évoqués et traités.
Le Cheikh met en exergue la place de la femme dans l'islam tout en indiquant la position de cette dernière dans les degrés de la sainteté.
Contrairement à ce que soutenaient certains érudits, dans son périple dénommé Rihlat Conakry, il exhorte la gent féminine à rivaliser avec les hommes plutôt dans les degrés de la foi que dans la forme.
De même, il affirme que le véritable Homme est celui qui connaît Dieu, qu'il soit homme ou femme. Et c'est celui-là qui est apte à la pratique du nom suprême.
Dans la partie consacrée aux femmes, le Cheikh démontre que toutes les stations accessibles aux hommes le sont également aux femmes, excepté celle de la Nubuwwa (Prophétie).
De plus, il met la lumière sur la divergence des oulémas à propos de la supériorité entre Fatima, la fille du Prophète (PSL), et Aïcha, la mère des croyants. Cette partie a attiré l'attention de l'administration coloniale, comme on peut le constater dans le rapport annexé au glossaire.
Cet ouvrage demeure une référence et une source d'inspiration pour les pratiquants de la voie. En outre, il pourrait servir de repère aux chercheurs qui aspirent à la découverte de la réalité.
Par ailleurs, il réduit au silence les détracteurs et manipulateurs qui ne ménagent aucun effort pour déstabiliser ou annihiler les fondamentaux de la pratique soufie, à savoir: la pureté et la sincérité.
A l’évidence, cette traduction est conçue et finalisée grâce à une synergie agissante et plurielle des intellectuels de la Jamaa de Chérif Cheikh Ould khaïry aussi bien au Sénégal qu'en Côte d'Ivoire, et, ce, en collaboration avec d'autres éminents érudits de la Fayda, tels Cheikh Mahy Aliou Cissé, Cheikh Ahmed Boukar Niang, Serigne Aliou Abdullah Niass et Cheikh Babacar Niass, entre autres.
Toutefois, à l’image de toute œuvre humaine, cette tentative doit être considérée comme perfectible. Assurément !
Dès lors, nous réitérons notre disponibilité à recevoir toutes suggestions et critiques que nous prendrions en compte pour le meilleur suivi de ce service que nous voulons rendre à l’honneur de Mawlâna Cheikh Ibrahim Niass.
Qu’Allah agrée ce travail et nous couvre de Sa mansuétude, ici-bas comme dans l’au-delà.....
Les auteurs de la traduction