07/02/2026
Je suis là, affalée au cœur de ma cuisine,
Les jambes vacillantes, le corps qui s’incline.
Elles n’ont plus la force de porter le poids
De tant de douleurs gravées au fond de moi.
Des épreuves, mon âme en a vu défiler,
Tant de tempêtes, tant de nuits à traverser.
Qu’aujourd’hui j’aurais voulu, juste une fois,
Que le destin choisisse un chemin plus doux pour moi.
Mon âme hurle, noyée dans le désespoir,
Et je me perds dans l’ombre de ce soir.
Je voudrais sentir, comme autrefois,
La douceur des bras de ma maman contre moi.
C’est dans la solitude profonde de mon être
Que la nuit noire consent enfin à disparaître,
Laissant place, fragile mais sincère,
À un soleil brillant, timide, mais clair.
Dans la nuit noire de l’âme, tout devient limpide,
Les vérités surgissent, nues et lucides.
Combien de temps durera ce passage étroit ?
Je n’en sais rien… je marche pas à pas.
Ce soir je pleure, ce soir je tremble,
Sous le poids des émotions qui m’ensemblent.
Là, au milieu de ma cuisine, perdue,
À me demander comment je vais continuer, inconnue.
La vie nous tend des surprises sans visage,
On ignore toujours le prix du courage.
On ne sait jamais, avant d’y croire,
Ce qu’il faudra donner pour toucher ses espoirs.
Ce soir encore, je paie le prix fort,
Le cœur à vif, l’âme à fleur de corps.
Je voudrais que ma maman me serre fort,
Qu’elle me dise : « Ça va aller, je suis là encore. »
C’est dans ces instants que l’absence est la plus lourde,
Même si sa présence, subtile, m’entoure.
Je la vois là, à gauche, juste devant moi,
Je l’entends murmurer : « Je suis là, crois-moi. »
Je sais qu’elle m’aime, je perçois sa voix,
Mais la chaleur de son corps me manque, parfois.
Et dans ce manque, immense et silencieux,
Je pleure l’amour tangible… tout en l’aimant encore mieux.