12/02/2026
Elle vient me voir pour ses difficultés amoureuses.
Des relations qui commencent, puis se délitent.
Et toujours la même angoisse quand l’autre se retire.
À cette troisième séance, quelque chose change.
On n’est plus dans le récit.
On est dans le fonctionnement.
En revisitant deux situations relationnelles récentes, un même mécanisme apparaît très clairement :
à chaque indisponibilité de l’autre, son système nerveux bascule en insécurité.
Panique.
Puis culpabilité.
Puis sur-adaptation.
Son corps, lui, ne se trompe pas.
Depuis quelques jours, une réaction cutanée sous la plante des pieds est apparue, accompagnée de troubles digestifs et d’un sommeil haché.
Sur le plan énergétique, c’est très parlant :
👉 quand la sécurité intérieure vacille, c’est le chakra racine qui se désorganise.
L’ancrage se perd.
Et le corps cherche à dire : « je ne me sens plus en sécurité ».
On ne cherche pas à calmer le symptôme.
On ne rassure pas à tout prix.
On rend le mécanisme visible.
Je lui propose alors de distinguer deux choses :
👉 ce qu’elle ressent, dans son corps
👉 et ce que son histoire intérieure lui raconte.
Elle s’arrête.
Puis me dit doucement :
« Mais… ce que je ressens est réel.
Ce que je me raconte ne l’est pas forcément. »
À cet instant précis, quelque chose se relâche.
La respiration s’approfondit.
Les épaules descendent.
Les pieds retrouvent du contact.
Ce n’est pas une joie spectaculaire.
C’est une joie calme.
La joie de découvrir qu’elle n’est ni “trop”, ni “défaillante”.
Qu’elle n’est pas sa blessure, mais une personne dont le corps a appris à se protéger.
C’est souvent là que la thérapie commence vraiment :
✨ quand on cesse de se confondre avec sa blessure.